En travaillant avec des enfants, il y a des choses qu'il faut comprendre sans qu’on nous les explique vraiment.
On les voit dans un regard qui hésite, dans une réponse qu’on n’ose pas donner, dans une phrase dite presque en chuchotant. Parfois, un enfant abandonne avant même d’avoir essayé. Parfois, il avance, mais avec cette petite retenue, comme s’il doutait déjà du résultat.
Tous les enfants ne vivent pas les mêmes choses. Certains avancent avec légèreté. D’autres, sans qu’on le voie forcément, portent déjà quelque chose de plus lourd.
Avec le temps, ces situations nous ont marqués. Avec Adeline, s’est demandé comment les accompagner autrement. Pas avec des explications toutes faites, pas avec des leçons, mais avec quelque chose qu’ils puissent vraiment ressentir.
C’est comme ça que l’idée de Quand j’étais chevalier est née.
On n’est pas partis d’un message. On est partis d’une histoire. Mon histoire.
Je suis né avec une forme de cancer de la peau. Et pendant longtemps, il a fallu apprendre à vivre avec ça, à grandir, un temps avec ça, avec une date de péremption au dessus de moi. Et finalement, à se construire sans que ça définisse tout.
On a imaginé un univers dans lequel les enfants pourraient entrer facilement. Un monde peuplé de chevaliers, de magiciens, de dragons. Un monde qui fait rêver, mais dans lequel on peut aussi se reconnaître.
Au centre de cette histoire, il y a un jeune garçon. Il est né avec une malédiction. Ce n’est pas quelque chose qu’il a choisi, ni quelque chose qu’il comprend complètement. C’est simplement là, depuis le début.
Et avec ça, il doit avancer.
Ce garçon n’est pas un héros parfait. Il doute, il se trompe, mais il continue.
Au fil de son parcours, il découvre qu’il peut avancer malgré les obstacles. Il apprend à composer avec ce qui fait partie de lui. Il ne devient pas quelqu’un d’autre. Il apprend à être lui, autrement.
C’est cette trajectoire qui nous intéressait.
On a aussi voulu que ce livre soit agréable à parcourir, au sens le plus simple du terme.
Adeline a choisi de travailler entièrement à l’aquarelle. Chaque illustration a été pensée pour accompagner le texte, pour laisser de la place au regard, pour inviter à ralentir. Et on a voulu mettre le paquet sur le second degrés et l'humour !
On voulait un livre qu’on prend le temps d’ouvrir, de regarder, de relire.
Ce projet s’adresse aux enfants de 4 à 10 ans, mais aussi à ceux qui les accompagnent. Différents niveaux de compréhension sont possibles.
Parce qu’on sait que certaines histoires deviennent des supports de discussion, des points d’appui, des moments partagés. Parfois, elles permettent simplement de mettre des mots sur quelque chose que l’enfant ressent déjà.
On croit profondément en ça.
Qu’un livre peut être plus qu’une histoire. Qu’il peut devenir un repère, un endroit où revenir, une forme de soutien discret.
Aujourd’hui, le livre est prêt. Il existe dans sa forme, dans son intention, dans tout le travail qu’on y a mis.
Mais pour qu’il existe réellement, pour qu’il puisse être imprimé et circuler, il a besoin d’être soutenu.
C’est pour ça qu’on a lancé cette campagne. On a besoin de 200 préventes pour lancer les impressions !
Si ce projet te parle, que ce soit pour un enfant autour de toi, pour ton travail ou simplement parce que cette histoire résonne et que tu veux l'offrir à une association, tu peux aller le découvrir ici :
https://fr.ulule.com/quand-j-etais-chevalier/
Et si tu choisis de participer, d’une manière ou d’une autre, tu contribues à faire exister ce livre entre les mains de ceux pour qui il a été pensé.
Merci d’avoir pris le temps de lire.